Visite du monument

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de janvier à décembre et tous les derniers Vendredis de chaque mois

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Une découverte archéologique exceptionnelle


Été 1976, un monument hébraïque est découvert, par le plus grand des hasards, sous la cour du palais de justice de Rouen. Édifice monumental, celui-ci est un exemple remarquable d’architecture romane dont la qualité et l’élégance, écrit alors l’historien Norman Golb, « rendaient soudainement palpable le caractère de la communauté juive rouennaise ».


Plan de l’édifice dressé par Mme Dominique Bertin, responsable de la fouilleConstruit au cours de la première décennie du XIIe siècle, cet édifice rectangulaire en pierres hachées de Caumont présente de vastes proportions : 9,50 m de large sur 14,10 m de long. Seul le rez-de-chaussée du bâtiment a été entièrement conservé, les étages supérieurs ayant été arasés lors de la construction du palais de justice commencée en 1499.

L’École de Rouen ou Scola Rothomagi - expression qui apparaît pour la première fois dans un texte latin de 1203 pour désigner la yeshiba de Rouen, conçue pour accueillir un nombre important d’étudiants - 50 à 60 - venant de toute la Normandie. Des académies de ce type ont existé dans d’autres villes importantes comme Paris, Reims, Narbonne ou encore Marseille. Mais en France, comme ailleurs, les traces matérielles de ces établissements ont partout disparu... sauf à Rouen.

La première trace du monument juif apparaît (13 août 1976 à 17 heures).Éclairée par quatre fenêtres percées dans le mur nord, la salle du bas servait de bibliothèque et contenait quelques 200 à 300 manuscrits. Enfermés dans des armoires placées contre les murs, ceux-ci étaient empruntés par les étudiants et lus dans les étages supérieurs accessibles par un escalier en spirale logé dans une tourelle en demi-cercle.

Le premier étage, où ont été retrouvés des vestiges de banquettes fixées dans les murs, formait probablement la salle d’étude principale, tandis qu’au second étage, se trouvaient les pièces réservées aux maîtres, travaillant seuls ou avec de petits groupes d’étudiants.

La quinzaine de graffiti, en hébreu, retrouvés sur les murs évoquent des noms de personnes - Josué, Amram, Isaac... - , expriment l’espérance que « la Torah de Dieu [...] existe [à jamais] » ou rappellent une citation du livre des Rois en forme de supplique : « Que cette maison soit sublime ». Sans doute, faut-il voir là l’expression spontanée d’étudiants cherchant à manifester leur amour des études et l’orgueil de fréquenter cette élégante école ou, plus simplement, voulant laisser à la postérité une trace de leur passage dans cette école prestigieuse.

 

Mobiliers archéologiques du monument
découvert lors de fouilles de 1976

 

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