Visite du monument

Tous les Mardis à 15h
de janvier à décembre et tous les derniers Vendredis de chaque mois

Rendez-vous
à l'Office de Tourisme

Réservation impérative
au 02 32 08 32 40

Communiqué de Presse

 

En 1976, une importante découverte archéologique a été faite par hasard, sous la cour du palais de Justice de Rouen : un bel édifice roman construit vers 1100. Il s’agissait du plus ancien monument juif de France. Pendant des années, une controverse a accompagné cette découverte : synagogue, école rabbinique, résidence privée ? La destination universitaire du monument est aujourd’hui avérée.


Avant même sa découverte, le professeur Norman Golb, de l’université de Chicago, mondialement connu pour ses travaux sur les manuscrits de la mer Morte, témoignait de l’enracinement d’une communauté juive implantée à Rouen depuis l’époque romaine. Il indiquait qu’une école des hautes études rabbiniques avait existé au Moyen Âge à l’emplacement où, à la fin du XVe siècle, fut construit le palais de Justice. Ce lieu, appelé le clos aux juifs, se situait sur la paroisse Saint Lô, juste au nord de la rue aux juifs et attirait les maîtres les plus réputés, tels Rashbam, petit-fils de l’illustre Rachi, Menahem Vardimas ou encore le savant andalou Abraham Ibn Ezra.


François Zimeray, président de l’agglomération de Rouen, et Pierre Albertini, maire de Rouen, veulent attirer l’attention des pouvoirs publics sur la nécessité de sauvegarder ce monument exceptionnel, aujourd’hui fermé et gravement menacé. Seule école rabbinique d’époque médiévale conservée au monde, il mériterait d’être inscrit au Patrimoine mondial de l’UNESCO.

 

Jacques-Sylvain Klein, ancien adjoint au maire de Rouen, a soigneusement analysé l’abondante littérature publiée sur le sujet. Avec le soutien des élus et en s’appuyant sur les travaux de Norman Golb, il publie un ouvrage, La Maison Sublime (allusion à une inscription trouvée sur un mur), chez l’éditeur rouennais Point de vues. Il y retrace, en l’illustrant de nombreux documents (plans, photos…), l’histoire de ce joyau du patrimoine normand médiéval et celle de la communauté juive ressurgie de l’oubli.


Tout doit être mis en œuvre pour obtenir la réouverture du monument au public. L’objectif est d’y organiser une exposition permanente sur le judaïsme médiéval en Normandie, pour permettre aux visiteurs du monde entier de découvrir une partie ignorée de l’histoire de France.